L'auteur
Joseph Boinay
zephsk
à lire aussi
Du même auteur
Tous les articles de Joseph Boinay
Cannes à sucre

Cannes Météo #3 : moiteur tropicale

Festival / Récompenses | Par Joseph Boinay | Le 11 May 2018 à 19h10

Cannes Météo, c’est votre bulletin quotidien du Festival de Cannes, qui prend la température de la Croisette ! Les embruns capiteux de Plaire, aimer et courir vite viennent se mêler à la ferveur critique et l’ambiance devient quasiment tropicale. 

L'Eté de Kirill Serebrennikov avait déjà bien réchauffé le coeur de nos critiques ; Plaire, aimer et courir vitele très beau film de Christophe Honoré en Compétition officielle, vient le gonfler un peu plus, augmentant encore d'un cran l'enthousiasme perçu hier. On en vient à imaginer une fin de festival en fanfare. 

Cargo de nuit

Dans le très beau film de Christophe Honoré, Plaire, aimer et courir vite, il y a de nombreux hommages à la culture gay et notamment au chef-d’œuvre de Fassbinder, Querelle. Qu’elle n’a pas été notre surprise en apprenant que dans ses souvenirs cannois, Pierre Murat a bien failli en rejouer une version improvisée. Si si

Avis de tempête

Toujours à propos de Christophe Honoré, on peut deviner, à la lecture de quelques pages de son autofiction, qu’il y a de l’eau dans le gaz entre Louis Garrel et lui. L’acteur fétiche du réalisateur devait jouer l’écrivain énamouré de Plaire, aimer et courir vite, rôle finalement dévolu à Pierre Deladonchamps. Dans l’ouvrage, on peut notamment lire ceci : « Je dois passer trois coups de téléphone. […] Le troisième sera pour l’acteur ami qui devait tourner le rôle principal et a abandonné le projet il y a quelques semaines. L’acteur qui m’a trahi après avoir m’avoir répété pendant des mois que je devrais faire attention, veiller à ce que ma mise en scène atténue les scènes sexuelles présentes dans le scénario, que cela embarrasse toujours les spectateurs de voir les acteurs nus, surtout les hommes entre eux, cela ne fait plaisir à personne, que les salles ne peuvent pas s’empêcher de penser aux coulisses, de se poser la question si ça a plu ou non à l’acteur, que cela détruit la fiction, il ne faut pas que nous fassions un film gay, pense au plaisir des gens Christophe, des scène trop explicites, c’est réserver l’accès de ton film à un public spécialisé. Ce soir je ne désire pas revenir sur tes paroles insistantes et déplacées, et qui se sont révélées être le prologue de tes adieux, non mon minime ami, je n’ai pas encore la force de pleurer notre fraternité blessée. » On a bien du mal à penser que ce sont les mots de Louis Garrel (il s'agit, rappelons-le, d'une autofiction et personne n'est nommément cité), tant ils sont durs, mais si c'est le cas, cela signe sans doute la fin d’une collaboration intime et précieuse.

Je marche seul

Sur sa story Instagram, Gaspar Noé présente une affiche-teaser de Climax, son prochain film présenté à la Quinzaine des Réalisateurs dimanche prochain : 

« Tu as méprisé Seul contre tous, tu as détesté Irréversible et Enter The Void, tu as maudit Love, maintenant essaie mon nouveau film : Climax ». Une stratégie qu’avait déjà adoptée Jean-Jacques Goldman pour son album « Singulier » en 1996. De là à dire que les deux partageraient le même genre de singularité, il n’y a qu’un pas.  

Ah oui et bien sûr, comme dans Visages Villages : Godard n'est pas venu

Rififi

Ovationné à Cannes, interdit au Kenya parce qu’il ferait “la promotion du lesbianisme”, Rafiki de Wanuri Kahiu, raconte l’amour solaire et proscrit entre deux jeunes filles. Dans cet entretien lumineux, elle explique pourquoi les réactions qu'ont entraînés son film l'ont rendue militante. 

Les films du jour vus par Télérama

Cold War, l'hommage émouvant de Pawel Pawlikowski à ses parents

Border, d’Ali Abbasi (Un certain regard) : Le réalisateur suédois interroge avec ce thriller singulier la frontière entre humanité et animalité.

A genoux les gars, d’Antoine Desrosières (Un certain regard) : Deux filles et deux garçons, banlieusards, se confrontent à la question du sexe, de la parité et de l’émancipation des femmes… On pouvait craindre un pastiche de mauvais goût, le film se révèle courageux, porté par de remarquables acteurs.


Et l'avis des Vodkastos 


A demain, pour un nouveau bulletin

4 commentaires
Des choses à dire ? Réagissez en laissant un commentaire...
Les derniers articles
On en parle...
Listes populaires
Télérama © 2007-2018 - Tous droits réservés - vk-prod-mono-01 
Conditions Générales d'Utilisation - Confidentialité et cookies - FAQ (Foire Aux Questions) - Mentions légales -